L’AJEFNB se réjouit de la nomination de Maître Charles LeBlond, c.r., le 8 mars dernier, à la Cour d’appel du Nouveau-Brunswick.

Le juge LeBlond a fait carrière pendant plus de 36 ans au sein du cabinet Stewart McKelvey, où il a concentré sa pratique surtout sur le droit des assurances, de la construction, de la responsabilité professionnelle et des contentieux corporatifs et commerciaux.

Le juge LeBlond a occupé le poste de président du Barreau du N.-B., de 2000 à 2001 et a présidé le Comité de discipline pendant plus de dix ans. Il a été nommé conseiller de la Reine en 1999 et a été intronisé comme Fellow de l’American College of Trial Lawyers en 2009. Il a également siégé à plusieurs conseils d’administration, dont ceux d’Enterprise Saint John, du Musée du Nouveau-Brunswick, du Conseil Communautaire Samuel de Champlain (Association régionale de la communauté francophone de Saint-Jean), de Ski alpin Nouveau-Brunswick, de NB Sailing, de Downtown Moncton Centreville Inc. et des Olympiques spéciaux Nouveau-Brunswick.

Fidèle à son engagement, le gouvernement du Canada a nommé une fois de plus une personne effectivement bilingue à la magistrature du N.-B., respectant par le fait même les droits linguistiques des citoyennes et citoyens de la province.

Bien que l’AJEFNB souhaite toujours que le critère du bilinguisme effectif contenu dans la politique relative à la nomination des juges soit inscrit dans une loi afin d’en assurer la pérennité, nous nous réjouissons du fait que le gouvernement du Canada l’ait respecté à l’égard de cette récente nomination.

Pour une communauté de langue officielle en situation minoritaire comme la communauté francophone du Nouveau-Brunswick, il est important que les juges soient effectivement bilingues. Le français et l’anglais sont non seulement les langues officielles de la province, mais également, comme le prévoit la Loi sur les langues officielles, celles des tribunaux du Nouveau-Brunswick. Bien que, selon les circonscriptions judiciaires, des inégalités linguistiques persistent au sein de l’appareil judiciaire de la province, nous accueillons favorablement la nouvelle au sujet de cette nomination.

Enfin, il convient de noter que l’AJEFNB a notamment comme rôle de veiller au respect du bilinguisme judiciaire au Nouveau-Brunswick. S’agissant des nominations à la magistrature, notre rôle est conséquemment de s’attarder à la capacité linguistique des candidates et candidats à œuvrer au sein d’un système judiciaire bilingue. Les nominations de candidates et candidats effectivement bilingues respectent les dispositions constitutionnelles et les lois dont s’est dotée notre province et méritent d’être soulignées, qu’elles proviennent du gouvernement fédéral ou du gouvernement provincial.

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